La salle Sylviane-Cédia du Zéphyr affichait complet pour les 20 ans des Lindor. Pendant plus de trois heures, la cérémonie a récompensé la nouvelle génération, les artistes confirmés et les professionnels de la musique guyanaise.

La vingtième édition des Lindor de la musique guyanaise s’est déroulée samedi 26 septembre devant une salle comble.

Bamby a remporté le Lindor de l’interprète féminine ainsi que celui de l’album de musique urbaine pour Muse. Elle a aussi reçu le Master Lindor Record, après les 30 millions d’écoutes annoncées de Pas Jalouse, sa collaboration avec Kerchak.

Little Guerrier a été doublement récompensé : Teach the Youths, avec Tarrus Riley, remporte le Lindor du single reggae, tandis que That Day obtient celui de l’album reggae.

Loulou réalise également un doublé avec San Fren, élu succès carnaval et chanson guyanaise de l’année. Sugar Kawar remporte le prix de l’album guyanais pour 24H d’amour – Chapitre 3.

Parmi les autres résultats confirmés :

  • Drissia : single rap, trap, drill et afro avec Heartbreak, partagé avec Paloma Doll et OnlyOneDine ;
  • Lianky : single dancehall, bouyon et shatta avec Melo ;
  • Taïja et Paska : single zouk-kompa avec Lontan ;
  • Joane Yamb : musique traditionnelle avec Emosyon ;
  • T2I : auteur de l’année et performance scénique ;
  • HYT : compositeur de l’année ;
  • Sansand : interprète masculin ;
  • DZK : révélation musicale ;
  • Paloma Doll : révélation guyanaise ;
  • Poplane et Lirys Haye : réalisation de l’année pour Chill ;
  • GVYBZ : prix spécial du jury, notamment pour son rôle dans l’émergence de la trap bushinenge.

Fanny J a reçu le Lindor de l’Excellence, son vingtième trophée en vingt ans de carrière. Warren a également reçu un prix surprise saluant son parcours.

La Société anonyme de la raffinerie des Antilles, la SARA, a par ailleurs annoncé qu’elle financerait intégralement le prochain clip de Shasha. Cette récompense dépasse le symbole : elle donne directement à une jeune artiste un moyen de production professionnel.

L’un des moments les plus forts de la soirée reste l’hommage à Badbay Mono. Sa mère était présente et un prix lui a été décerné, quelques jours après sa disparition, alors qu’il devait initialement se produire sur la scène du Zéphyr.